الاثنين، 3 مارس، 2014

الشباب وتطلعات المستقبل بحث بالفرنسية Jeunesse et futures aspirations



الشباب وتطلعات المستقبل بحث بالفرنسية

Jeunesse et futures aspirations

La manière dont les jeunesses se représentent leur avenir est un aspect de la vie que la Littérature scientifique a assez peu documenté. Pourtant, mieux connaître la façon dont les jeunes entrevoient leur avenir permet aussi de mieux comprendre ce qui compte pour eux de même que la place et le rôle de la famille, des études et du travail dans ce futur imaginé. Notre objectif dans cet article est de voir comment de jeunes  entrevoient leur avenir et les représentations qu’ils en ont, tout particulièrement leur projet familial. Dans la première partie, nous brossons un portrait de la vie des adolescents et de leurs projets d’avenir en présentant quelques données sur leur état d’esprit, leur emploi du temps, la mise en couple et l’habitation. Par la suite, l’article décrit les projets familiaux de jeunes Québécois tels qu’ils ressortent d’une analyse réalisée à partir des données d’une enquête qualitative sur les valeurs des jeunes.
Les jeunes et leur présent Les jeunes  sont généralement plutôt heureux. Ils considèrent avoir eu une Du côté de l’habitation, plusieurs enquêtes, dont l’ESG, montrent par ailleurs que les jeunes habitent plus longtemps chez leurs parents qu’auparavant, que ceux qui ont  La santé de la reproduction des jeunes et adolescent(e)s est globalement jugée insatisfaisante. Les jeunes constatent de « nombreux cas d’infections sexuellement transmissibles et de maternités précoces constatées ». Si cette situation n’est pas nouvelle,
les jeunes estiment qu’elle est de plus en plus fréquente au sein des établissements scolaires, dans les quartiers et dans les villages.

Les besoins et aspirations des jeunes et adolescent(e)s au d’Ecoute, le théâtre forum, la pair éducation, l’amélioration de l’accès aux soins et méthodes
contraceptives, des activités récréatives avec Talents de jeunes etc.). Les jeunes reconnaissent les efforts conjugués des associations et de l’Etat pour sensibiliser les adolescent(e)s et jeunes à adopter des comportements responsables même si ils demeurent insuffisants.
2. Concernant le volet éducation, les jeunes estiment que depuis 2006, la qualité va décroissante. Plusieurs raisons expliquent ce constat. La réforme de l’éducation est la première avancée. Selon les jeunes, les conséquences de la réforme ont des répercussions négatives et se font sentir sur le niveau des élèves et des enseignant(e)s. Pour les jeunes par exemple, le fait de laisser passer les élèves au sein d’un même cours, entre les divisions, ne favorise pas la qualité de l’apprentissage. Cependant, les actions en matière d’éducation ont entraîné une nouvelle configuration du profil de la jeunesse burkinabè, de plus en plus scolarisée et instruite. Cette transformation a des rythmes très différenciés entre zones urbaines, semi urbaines et rurales. Si les jeunes urbains accèdent plus facilement aux ressources éducatives que ceux des zones semi urbains et plus encore des zones rurales, il ressort malgré tout, que l’accroissement de l’offre éducative reste insuffisant pour combler tous les besoins éducatifs de la jeunesse burkinabè. Des efforts restent à faire pour prendre en compte l’éducation alternative de la jeunesse rurale, à travers un accroissement de l’offre en éducation non formelle, en programmes d’alphabétisation et en formations aux métiers.
3. Le droit à la parole et à la participation sociopolitique connaissent une nette amélioration pour l’ensemble de la jeunesse rencontrée, particulièrement suite à la crise sociale de 2011 qui a « contribué à faire de la jeunesse une frange mieux écoutée, même si les réponses aux
promesses sont toujours attendues, notamment la question du chômage des jeunes ». La mise en place du Ministère de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi et l’organisation de fora de jeunes avec le président du Faso sont vues comme des avancées par les jeunes sur la question du droit à la parole et leur participation au développement
socioéconomique du pays. Cependant, s’ils « estiment qu’ils sont écoutés, leurs doléances restent longtemps sans suite ».
4. Au niveau du sport et des loisirs, malgré le sentiment de satisfaction de certains, les jeunes constatent que beaucoup reste à faire dans le domaine des sports et des loisirs. Il est notamment ressorti des discussions, une insuffisance d’infrastructures et d’équipements.
5. L’emploi est le domaine le plus problèmatique et celui qui soulève le plus d’inquiétudes pour les jeunes qui estiment ne pas bénéficier d’opportunités d’emploi. « La proportion annuelle de jeunes absorbée par la Fonction Publique est insignifiante par rapport à la demande, tandis que le secteur privé est peu sûr car essentiellement focalisé sur le non formel ». L’Etat
n’absorbe que 2% de sa population sans emploi et en majorité des jeunes ayant moins de 36 ans. Les capacités d’emplois offertes par l’Etat Burkinabè sont donc très infimes au regard du nombre de sans emplois, plus important au fur et à mesure du développement de la population scolarisée du pays. Ce constat est inquiétant quand le secteur privé reste limité dans ses potentialités de recrutement. Les jeunes restent conscients que l’auto emploi et l’entreprenariat privé demeurent les seules issues viables pour nombre d’entre eux et sont sans doute les moyens les plus efficaces de faire face au chômage des zones urbaines, semi-urbaines et rurales. Dans le Centre-Nord, les jeunes pressentent des risques d’explosionsociale si les autorités ne s’impliquent pas davantage au profit des jeunes dans la gestion des
6- La sécurité alimentaire, des biens et des personnes est un point capital qui touche directement les jeunes. En zones urbaines ou rurales, prendre trois repas par jour devient de plus en plus un luxe. Pour la plupart, le nombre de repas prit quotidiennement tend en moyenne à deux par jour. Le volume même de ces repas, servis ou obtenus en famille ou dans les restaurants de fortune de leurs localités, est déploré. Comme le mentionnaient des jeunes de Ouahigouya et de Pô, « non seulement on mange mal et peu, mais en plus, on n’est pas certains d’avoir ces repas de faibles quantité et qualité le lendemain ». Outre la sécurité alimentaire, les jeunes ont évoqué un problème d’insécurité des personnes et de biens qu’ils ressentent de plus en plus dans leurs environnements (braquages, vols et accidents de
circulation). Ils déclarent aussi que la population elle-même n’hésite pas à les mettre en cause comme étant les principaux acteurs de cette insécurité. Enfin, sur le registre de la sécurité dans l’investissement, la question de l’exploitation des ressources minières était récurrente au cours des débats
La jeunesse a besoin de davantage d’espace pour s’exprimer dans les médias et dans les débats nationaux. Il incombe aux autorités, aux partenaires et aux familles, à l’ensemble de la société de créer les possibilités d’un mieux-être pour les jeunes. Cela appelle à :
→ des efforts accrus pour une éducation de qualité,
→ un accès plus facile aux services de santé,
→ des opportunités réelles d’emploi et de travail offertes aux jeunes pour être des acteurs de productions de biens et de richesses,
→ des espaces ouverts permettant la prise de parole et l’expression,
→ la capacité de construire une jeunesse saine à travers des loisirs et des activités sportives qui créent un esprit d’émulation pour des talents de demain.
La jeunesse constitue un poids démographique (65% de la population totale) important et pourra peser fortement – au réel comme au figuré - sur le développement socioéconomique du pays. Elle est une majorité bouillante, sinon en ébullition. Un constat qui  interpelle à une prise de conscience et à des actions urgentes

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