الخميس، 20 مارس، 2014

اطفال الشوارع الاسباب والنتائج بالفرنسية


Définition
Le terme « enfant de la rue» pose problème. La rue n'enfante pas faisait remarquer un enfant de la rue dans la ville de Ouagadougou au Burkina-Faso. Les enfants de la rue peuvent être définis selon l'Unicef (Fonds des Nations Unies pour l'enfance) en fonction des paramètres suivants:
·         Ils habitent la ville
·         Les relations familiales sont fiables si elles existent
·         Les enfants développent des stratégies de survie
·         La rue est leur habitat principal et remplace la famille en tant qu’instance de socialisation
·         Les enfants sont exposés à des risques spécifiques importants.
"Ces enfants sont à distinguer des enfants qui travaillent dans la rue et qui rentrent quotidiennement dans leur famille. Toutefois, ils ont des caractéristiques communes qui sont liées à la vie menée dans la rue. Ils développent des stratégies de survie parce que la rue leur fournit des ressources nécessaires, mais c'est à eux de tirer profit de ces ressources en prenant des initiatives, en menant des actions dynamiques pour rester en vie et se protéger contre d’éventuelles menaces", comme le constate cet article qui s'intéresse aux enfants des rues à Abidjan.
Causes de la présence des enfants dans la rue
La situation des enfants de la rue doit être vue comme une réponse à un enchainement et un cumul de divers facteurs. « Nous pensons en particulier aux facteurs structurels (par exemple la pauvreté, l'explosion démographique, l'exode rural, la situation matérielle et psychologique des familles urbaines, les injustices dues à la forme dominante de la mondialisation, la non scolarisation et la déscolarisation) et relationnels (la soumission à des violences quotidiennes, comme le rejet, le mépris, l'imitation contraire, l'obligation aux comportements déviants ou la soumission forte à la séduction de ceux-ci) » indique ce même article.
Les causes directes qui peuvent expliquer le séjour des enfants dans la rue dans divers villes des pays Africains et dans les pays du tiers monde sont entre autres : - Le «confiage» des enfants des tuteurs ; - Les mauvais traitements - Les conflits armés - Les mésententes au sein du couple, les séparations et les difficultés liées à la parentalité ; - Les conséquences directes liées au IST/ VIH-SIDA - La pauvreté

Les enfants et les jeunes de la rue sont le reflet des sociétés dans lesquelles nous vivons. La pauvreté, la maladie, l’absence d’éducation, les guerres et le travail des enfants sont tous des facteurs qui précipitent à chaque année des milliers d’enfants vers des milieux autres que celui de leur famille. L’âge d’arrivée dans la rue de ces enfants varie entre 5 et 16 ans. Il n’est pas rare qu’ils y survivent plusieurs mois,voire plusieurs années. La rue devient leur maison puisqu’ils ont dû fuir la leur. Ils s’y retrouvent parfois aussi en famille (un frère et une sœur,etc.).
Le monde compte, selon l’UNICEF, pas moins de 100 millions de ces enfants et jeunes vivant et dormant dans les rues, parcs et bâtiments désaffectés, cherchant un peu de chaleur, de réconfort et de sécurité. Les continents les plus touchés par ce phénomène sont l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. Cette dernière compte à elle seule 30 millions de ces jeunes. Dans plusieurs pays comme la Colombie, le Brésil et le Guatemala, des groupes paramilitaires éliminent encore ces enfants qui n’ont pas choisi la rue pour vivre, mais qui s'y sont retrouvés par la force des choses.
Les conditions de vie dans lesquelles survivent ces jeunes sont conséquentes des structures sociales, économiques, politiques et religieuses de nos sociétés. Les réformes agraires, les politiques néo-libérales, les contraintes imposées par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), le conservatisme de nombreux états et leur mutisme face à la situation de leur jeunesse sont des causes directes de l’appauvrissement des populations du monde.
Le Canada ne transige pas actuellement le pourcentage qu’il avait promis d'accorder pour l’aide internationale. Pourtant, les mines canadiennes, qui détiennent un grand nombre de productions minières en Amérique latine, affichent des profits plus qu’importants, suffisamment pour vouloir déplacer des femmes et des enfants dans le Petén au Guatemala, après 25 ans…
Bien que nos sociétés modernes ne soient pas épargnées par ce phénomène (150 000 personnes itinérantes au Canada), l’âge et les conditions de vie dans lesquelles baignent ces enfants de l’Autre Monde montrent un portrait très différent de celui auquel nous sommes habitués.
La rue, pour ces enfants, c’est leur milieu de socialisation, leur maison (un parc, un coin de rue), leur terrain de jeux. Ils y survivent comme une famille puisqu’ils ont quitté la leur ou l’ont fui depuis déjà longtemps. Ils ont 5,10 ou 17 ans. Ce qui les unit, c’est le monde dans lequel ils vivent qui n’a pu leur laisser la chance d’être simplement des enfants. Ils sont là depuis quelques jours à quelques années et habitent ces espaces comme nous habitons nos maisons. La vie dans la rue, c’est un parcours sinueux où la tristesse, la solitude et le rejet font partie du quotidien. Ils ne sont que des enfants et malgré leurs conditions de vie et leur âge, ils partagent et s’entraident. Dans la rue, c’est aussi la joie, l’espoir et la sagesse que l’on retrouve en ayant le privilège de les côtoyer.

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